La valse du Pouvoir - Forum RPG

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L'atropine est un alcaloïde tropanique

La valse du Pouvoir - Forum RPG :: Taverne de la Biche Blanche


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Coterie : Aucune
Rang social / Titre : L'exécuteur
Age : 19 ans
Métier : Assassine, voleuse
Situation familiale : Célibataire avec un père à problème
Nationalité : Alévienne
Divinité favorite : Aucun
Leyceline ne se reposait jamais quand elle était à la capitale. Le bruit, le mouvement, les odeurs, tous ces signaux la mettait en alerte, et elle ne cessait de surveiller, comme en alerte, craignant pour sa vie. Pour autant, elle se fondait bien dans le paysage, ses cheveux cachés sous un capuchon et avec ses vêtements d'homme suffisamment large pour camoufler ses formes. Certes ses yeux et sa propreté apparente tendait à la rendre bourgeoise, et ainsi avait elle opté pour une démarche et une attitude d'enfant de roturier. Un espère de minot au sortir d'une journée de travail.

Si elle avait bandée sa poitrine pour plus de réalisme, ses vêtements cachaient plus simplement ses armes blanches nombreuses. Elle veillait d'ailleurs à ne pas se faire bousculer, pour éviter de trop cliqueter et d'éveiller les soupçons de qui que ce soit.

Elle n'aimait pas les villes de façon générale, mais depuis la mort d'Elim, elle trouvait que son approvisionneur en poison se servait trop de l'image de jeune femme qu'il connaissait pour tenter de lui soutirer plus d'argent que nécessaire. Leyce connaissait bon nombres de plantes et pouvait fort bien en faire pousser dans ce qui servait de potager à la maison qu'Elim lui avait laissé, sauf qu'il fallait du temps et de la patience pour ce genre de chose. Si Leyce était patiente, en revanche, elle n'avait pas le temps de s'occuper de faire pousser quoique ce soit, et avait même du mal à créer ses propres poisons, étant régulièrement en mission. Elle n'aimait pas les choses faîte à la va-vite. Un poison devait être autant précis que possible sans quoi elle pouvait rater une cible et cela, elle ne comptait plus que cela lui arrive.

Aussi était-elle allée à la capitale en quête d'un alchimiste, d'un apothicaire ou d'un signe possible de marché noir. Ses contacts n'opéraient pas trop à la capitale pour l'excellente raison qu'il y avait trop de monde, trop de concurrence, aussi n'avait-elle pu glaner que peu d'informations. On lui avait dit de rechercher l'origine de ce petit symbole gravé sur la dernière bouteille utilisée. Elle n'avait eut que ça, aussi avait-elle décidé de rallier la capitale pour plus de recherches.

Ce poison-là avait été une merveille. Parfaitement mêlée au goût du plat que sa cible avait avalé, Leyce n'avait eut à l'y laisser couler et observer. L'habituel goût prononcé de la colchique était indétectable. L'homme prit peu de temps avant que son cœur ne s'arrête, et nul ne sut la raison, si ce n'est qu'il dépassait les 60 ans et que la vieillesse est le pire des fléaux.Le bourgeois ciblé avait alors laissé un marché florissant à un successeur aux dents longues.

Elle recherchait le fournisseur, de fait, ne désirant plus passer par des intermédiaires véreux qui prenaient une marge insupportable.

Et voilà deux semaines qu'elle errait dans la capitale, cherchant la moindre rumeur, questionnant les voleurs et revendeurs d'informations, accomplissant au passage un assassinat en échange finalement d'une piste faible et, l'espérait-elle, fiable : Le symbole avait été vu gravé sur un bâtiment de la capitale.

Et en cinq jours elle avait écumé les herboristeries, et autres boutiques étranges. Elle était passée chez des vendeurs d'alcool, puis avait finit par regarder des fournisseurs, fouillés du côté des marchés.

Et elle était tombée par hasard sur le symbole, à l'arrière d'une auberge réputée pour sa cuisine, dans un espèce de jardin presque surréaliste au milieu d'une ville aussi dense.

La cour était calme, et Leyce pu observer de nombreuses herbes aromatiques, mais aussi de dangereux poisons. Elle les lista intérieurement, clairement surprise du nombre de plantes impressionnantes qu'il y avait là, presque innocentes. Certaines lui étaient inconnues, et cela pouvait autant être des herbes inoffensives que bien plus meurtrières.

Un délicieuse odeur et des bruits de vaisselles attirèrent son attention. Elle vit les cuisines et trois personnes qui semblaient souffler un peu après la course que devait-être le déjeuner. Elle hésita sur la marche à suivre, et préféra vérifier une dernière fois le symbole gravé sur une poutre avant de quémander quoi que ce soit...
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Age : 21 ans
Métier : Cuisinier
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Situation familiale : Célibataire
Divinité favorite : June
C'était une belle journée, le soleil brillait dans le ciel, une légère brise douce et fraîche soufflait sur la ville. Scipio, Célia et Clovis profitaient tous les trois d'un moment de répit après le coup de feu du déjeuner. Les deux commis terminaient tranquillement de ranger et d'essuyer les assiettes qu'ils avaient passé à la plonge, le jeune cuisinier de son côté essuyait les surfaces de la cuisine sans se presser, pas parce qu'elles étaient véritablement sales, mais une cuisine se doit d'être d'une propreté impeccable et puis c'est tout. Pas de discussion possible, un coupe de chiffon est toujours le bienvenue et puis crotte !

Le côté soigné et ordonné de Scipio semblait souvent parfois frôler la manie ou l'obsession, et il y avait peut-être effectivement un peu de névrose qui s'exprimait. Mais surtout une nécessité que son apprentissage de l'alchimie avait achevé de planter dans son jeune crâne. Le désordre et la saleté pouvaient provoquer une erreur, et une erreur pouvait se révéler létale.

Et le jeune homme tenait à sa chienne de vie, aussi connasse qu'elle ait pu se montrer avec lui, il s'accrochait à elle de toutes ses forces et remerciait chaque matin en ouvrant les yeux June de lui avoir donné la force de survivre durant tout ce temps. Durant longtemps chaque jour de plus avait été un petit miracle, une petite victoire. Alors il ne tenait pas à se montrer ingrat envers la déesse en gâchant tous ses efforts avec une mort à la con parcequ'il s'était montré bordélique.

Le fait de ne pas se laisser déborder et de savoir gérer son espace en l'optimisant était capital en cuisine aussi. Surtout lors des coups de feu. Raison de plus pour mettre un peu de zèle à la chose.

Toujours est-il qu'il termina assez vite sa tache, comme les deux commis. C'était à eux de manger et de profiter d'une véritable pause bien méritée. Enfin ils pourraient vraiment quand ils auraient compris ce que voulait le gamin au milieu de l'arrière cour qui tenait lieu de jardin aromatique pour Scipio qui l'entretenait tout aussi amoureusement que sa cuisine. Ce fut le coup d'oeil qu'il lança à la poutre qui mit Scipio sur la piste.

C'était un peu sa signature d'alchimiste, déjà lorsqu'il travaillait pour son père il le gravait sur les flasques et autres réceptacles qui contenaient les produits empoisonnés qu'il préparaient. Et après un petit moment à s'être installé ici il n'avait pas tardé à le graver sur la poutre du portail qui donnait sur le petit jardin verdoyant. C'était une part de son identité après tout, et un potentiel moyen d'occasionallement se faire un peu d'argent de poche en étant très sélectif sur ses clients.

Et le gamin l'intriguait alors il sortit de la cuisine et lui fit doucement signe, sans agressivité de s'approcher. Les deux petits étaient déjà à table en train de manger les assiettes que Scipio leur avait mises de côté.
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Un homme sorti de la taverne. Plutôt jeune, impression renforcé par son allure fine et élancée, il avait des cheveux noirs longs et des yeux bleu, ce qui faisait de son visage une étrangeté au sein de ce genre de quartier de la capitale. Leyce n’était pas non plus dans les pires endroits, mais l’homme était très propre sur lui et étonnement jeune pour le métier qu’il semblait occuper.

Sa tenue était celle d’un cuisinier, et effectivement, elle ne semblait pas s’être trompée, lorsqu’elle décida de s’approcher, suite à son apparition. Il avait un air doux et aimable, et l’assassine se demanda vaguement si elle ne s’était pas trompée d’endroit, mais elle était sûre qu’il l’avait vu observer le symbole.

A côté de lui, ne ressortait pas tant que cela qu’elle était une femme, tant cet être était gracile. Sans trop s’en rendre compte, Leyceline fut enveloppé par le calme et la quiétude des lieux.

Elle avait l’habitude de ses propres fournisseurs qui tentaient de jouer les gros bras ou qui était tout simplement particulièrement étrange. Elim n’avait jamais vraiment apprécié ces hommes-là, mais il n’avait ni l’envie ni le temps de se recréer un réseau, quand Leyce, elle, ne voulait que le meilleur, et certainement pas des types qui la jugeaient parce qu’elle était une femme.

Cela dit, elle devrait retirer son capuchon, car si certains chapeaux peuvent se conserver en intérieur, ce n’était pas le cas actuellement sans manque de politesse, ce qu’elle n’aimait pas dans un début de relation professionnel.

Quand elle fut à côté de l’homme, de fait, elle repoussa le tissu qui la couvrait, et elle se para d’un masque aimable et avenant.

-Bonjour, je suis navrée de vous déranger, dit-elle alors, c’est que j’ai aperçu une gravure sur la poutre à l’extérieur…

En était-il l’auteur ?

-Je voudrais savoir s’il était possible de rencontrer celui qui l’a… apposé ?
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En entrant dans la cuisine le gamin retira sa capuche, un signe de respect et de politesse que Scipio apprécie, révélant une chevelure rousse et le fait que le gamin était certainement une gamine. Même s'il ne semblait pas y avoir d'écart d'âge flagrant entre le brun et la rousse, alors le cuisinier était certainement lui aussi un gamin.

Scipio ne fit montre d'aucun étonnement ou curiosité devant ce travestissement, chacun ses petits secrets et ses petits stratagème, il était mal placé pour juger qui que ce soit là dessus. Elle avait très certainement ses raisons et elles ne le concernaient pas.

C'était bien la petite gravure dans le bois qui l'avait attiré, eh bien soit elle avait une sensibilité toute particulière pour la gravure sur bois et Scipio un talent qu'il ignorait, soit sa sensibilité versait dans les poisons. Les yeux bleus du jeune homme se posèrent sur les deux commis qui dévoraient leurs plats en les observant d'un air curieux et pas vraiment discret. Ce qui allait suivre n'était certainement pas pour leurs petites oreilles ou leurs petits yeux.

Le jeune homme adressa un petit geste pour demander à la jeune femme de bien vouloir l'attendre un instant avant d'aller dans la réserve et revenir avec quatre morceaux de massepain découpé en forme d'étoiles et de cercles ciselés. Il en posa deux à côté de chaque assiettes des petits et leur fit signe d'aller dans le jardin pour terminer leur repas et profiter des friandises.

Devant cette tentative de corruption de sucre et d'amande, la curiosité de Clovis et Célia ne fit pas long feu. Ils furent rapidement dehors à profiter du beau temps et de sentir leurs estomacs se remplirent et bientôt le sucre ronger leurs dents.

Scipio retourna alors vers invitée avec un petit sourire d'excuse pour l'avoir fait attendre. Il hocha affirmativement la tête pour lui signifier que rencontrer l'auteur de la marque était bel et bien possible. Il tourna alors son index vers son propre torse: «C'est mon oeuvre» .
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Le jeune homme fit signe à l’assassine d’attendre, et celle-ci le fit avec un sourire en regardant les commis s’éloigner au dehors. Non pas qu’elle puisse se sentir amusée ou touchée, plutôt qu’elle voulait conserver cet air bienveillant qu’elle avait adopté. Les lieux et l’attitude de son hôte la poussait à se calquer sur cette atmosphère.

Lorsqu’il revint à elle avec un sourire d’excuse, elle fut plutôt surprise qu’il ne dise rien, mais quand elle le vit hocher la tête et se désigner, non seulement, ses archétypes de réseaux venaient de changer du tout au tout, mais plus loin que cela, il ne pouvait qu’être muet pour demeurer ainsi dans le silence.

Ou alors s’agissait-il d’un religieux ayant fait vœux de silence, mais pourquoi alors vendre des poisons… De façon générale, tant qu’on ne les lançait pas en croisade, les religieux étaient plutôt pacifistes. Cela dit, elle avait l’exemple de son père dont les yeux brillaient souvent de malveillance. Mais peu importe, elle n’avait pas à juger.

Elle préféra pencher pour un muet, et elle se rendit compte à quel point cela devait être compliqué. Si en tant que femme, elle avait des difficultés à s’imposer sans se faire passer pour un homme, pour un muet, ou tout autre forme d’handicap, cela devenait immédiatement un calvaire. Les dieux se devaient d’être parfait, alors ils n’avaient pu participer à la création d’une telle erreur.

De fait, ils étaient associés à Shaeeli, puis on se demandait pourquoi l’assassine se fichait bien des Dieux et de leur religion. La logique la plus élémentaire démantelait la plupart des théories de religion, et la jeune femme par principe n’appréciait pas l’idée que sa vie soit gouvernée par une entité plus puissante. Voilà pourquoi elle restait évidemment à l’écart de la magie de Shaeeli, mais tout autant de celle des trois autres déités. Rien de bon n’est facile en ce monde.

Elle sortit de son sac une fiole finement ouvragée qu’elle avait rincée, désirant la conserver, elle n’avait pris aucun risque de ce côté-là, et la montra à l’homme.

Il n’avait pas eu un comportement différemment ni signalé son handicap, aussi se contenta-t-elle d’agir normalement, légèrement plus apaisée car appréciant bien plus le silence que les discussions. Lorsque communiquer est un calvaire, alors on choisit ses mots avec justesse, et la précision de ces derniers était de fait importante.

-Je me suis procurée ceci auprès d’un revendeur, souffla-t-elle d’une voix basse. J’aimerais savoir s’il est possible de passer directement par le producteur. Vous je présume ?

Il était jeune. Ce poison datait un peu, et elle se demandait à quel âge il avait commencé, ce qui était ironique de sa part. Déjà, elle allait tenter d’établir un lien, de voir comment il communiquait, comment il agissait, quel genre de personne il était. Ensuite, elle verrait pour lui proposer un marché.
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La jeune rousse sortit de son sac une fiole en verre, discrète, simple mais finement ouvragée. Avec le petit symbole gravé dessus. C'était indéniablement une de celles qu'il utilisait alors qu'il travaillait pour son père. Ce qu'elle avait put contenir exactement par contre, cela restait un mystère. Il faut dire qu'il y avait un large éventail de possibilités rien que pour les liquides, mais comme cela lui arrivait de les utiliser aussi pour stocker des poudres…

Procuré chez un revendeur, eh bien la profession de la jeune femme était limpide désormais. Et ce n'était pas lui qui allait juger comment elle gagnait son pain. Il n'était pas naïf pour ne pas savoir à quoi et pour qui étaient destinées ses préparations alchimiques.

Tout était discutable, enfin à condition que l'on aime n'entendre que le son de sa propre voix, c'était même une obligation en fait. En tout cas ça ne lui coûtait rien d'entendre ce qu'elle avait à lui dire et à lui proposer. Sur les lèvres de Scipio se traça un joli sourire qui disait clairement avec le reste de son visage «Tout peut s'envisager»

Il était midi passé, et il n'avait toujours rien mangé. Et on réfléchit mal l'estomac vide, surtout quand l'affaire est sérieuse. Alors il invita poliment d'un geste courtois de la main la jeune femme à s'asseoir à la grande table en bois qui servait aussi de plan de travail dans la cuisine, avant d'aller préparer deux assiettes avec les restes de tourte au poulet et de la poêlée de petits cubes de potimarron au thym du déjeuner. En revenant il en posa une devant la rousse avant de s'asseoir à son tour avec sa propre gamelle.

Ce n'est qu'une fois cela fait qu'il porta clairement toute son attention sur la jeune assassine.
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Le jeune homme ne percuta pas particulièrement lorsqu’il fut évident que pour posséder cette fiole, et en redemander, Leyceline ne jouait pas aux échecs sous des saules pleureurs avec ses riches amis, attendant de se marier. Cependant, il n’émit aucun jugement, évidemment pas auditif, mais rien dans son visage ne trahit dégoût, peur ou jugement.

Au contraire même, il semblait ouvert au dialogue, et à nouveau, Leyce ressenti cette chape s’emparer d’elle, et s’en trouva calme, sans vraiment comprendre ce qui pouvait réellement se passer dans ce lieu propice à la quiétude.

Il lui servit avant toute chose une part de tourte et une poêlé qui sentait extrêmement bon, et attisa la curiosité de l’assassine. Elle s’était contentée d’un peu de pain et de fromage quand elle s’était levée, puis, absorbée par sa quête de recherche, n’avait pas mangé, et devant cette assiette aux odeurs alléchante, elle eut faim, et grandit à nouveau en elle cette chape brumeuse, qui sembla la réchauffer.

Lorsqu’Elim lui préparait des repas après des échecs ou quand elle avait été malade, c’était un sentiment qui l’avait envahi. Elle l’identifiait vaguement à agréable, sans trop de détail supplémentaire, mais elle ne se sentait clairement pas en danger. Ce qui pouvait être un problème.

Elle piqua avec curiosité dans la poêlé, et croqua un bout de la tourte qui devait être au poulet. La viande était fondante et goûteuse, et jamais Leyceline n’avait mangé quelque chose d’aussi bon.

Cuisinant la plupart du temps lorsqu’elle était chez elle, elle se contentait de plat rapide, et peu cher qui était suffisant pour la maintenir en forme, se basant sur le régime alimentaire qu’Elim s’imposait. Dans les tavernes, elle se retrouvait souvent à manger un ragoût épais, rarement de la viande, et beaucoup de pain, fromage sec et fruits selon les régions.

Ce plat était ce qu’elle avait goûté de meilleur, et remontait à ses souvenirs, une soirée où elle avait accompli un vol dans une grande maison de la noblesse, cachée parmi les domestique, et où à la fin, tous les extras avaient eu le droit de manger les restes du banquet. Elle était persuadée que ce qu’elle mangeait actuellement était encore meilleur.

Elle rendit son sourire à l’étrange cuisinier, et dû se concentrer pour calmer son appétit dévorant pour revenir à ce qu’ils devaient discuter. Actuellement, elle n’était pas très proche de l’impitoyable Exécuteur, mais ce n’était peut-être pas une si mauvaise chose.

-Hm, avant toute chose, c’est succulent ! Dit-elle de son air jovial, qu’elle n’eut qu’à pousser légèrement.

Elle reprit par la suite un visage plus posé, plus neutre, et mima un air de réflexion.

-Pour la suite… Mon métier ne doit pas vous échapper, ou du moins vous doutez-vous de ce que je peux faire de vos œuvres. En cette époque, trouver des produits aussi fiables que celui que j’ai eu s’avère complexe, et les revendeurs ont tendance à mettre beaucoup dans leur poche, sans parler de leur méconnaissance des mélanges. Mon métier est fait de précision. Je ne peux me permettre l’incertitude, et cette solution était tout sauf imprécise, sans parler de la façon dont a été masqué l’odeur et le goût du colchique.

Elle marqua une pause pour reprendre une bouchée de chaque mets se trouvant dans son assiette.

-J’aimerais que le partenariat commercial que j’avais avec un de vos revendeurs soit conclu directement avec vous. Dans l’absolu, cela se contente de commande que je vous passe suffisamment à l’avance pour que vous ayez le temps de tout préparer, et s’il vous manque des produits, je vous en ramène. En contrepartie, vous m’accorder un tarif préférentiel, et il va s’en dire que si mes talents peuvent vous être utiles, je me ferais un honneur que de vous aider au plus vite et à moindre prix.

Elle dévisagea le cuisinier, tentant d’y lire quoique ce soit. C’était un partenariat somme toute basique.

-A moins que vous n’ayez d’autres idées ou… propositions ?
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Scipio regarda en souriant la rouquine dévorer avec appétit et plaisir l'assiette qu'il lui avait servie. C'était toujours agréable de voir que l'on appréciait sa cuisine surtout avec autant de spontanéité. Remplir les estomacs des gens et ravir les papilles lui avait toujours plu, cela formait un tout avec le plaisir de s'activer et de suer devant les fourneaux. Savoir que son travail était vraiment apprécié. C'était gratifiant et réconfortant.

Oh oui, il se doutait bien de ce qu'elle faisait des produits issus de sa cuisine alchimique. Et c'était certainement pas de la dentelle au crochet ou des napperons en macramés.

Il ne connaissait pas vraiment le monde des revendeurs , son fonctionnement lui était en fait totalement inconnu. Ce n'était pas son travail, lui il travaillait à la fabrication de son produit, on pouvait presque parler d'artisanat, la vente et la revente ce n'était pas son domaine. Alors les prix pratiqués et les habitudes de ce petit monde, c'était comme la vie sexuelle des escargots gris tigrés de salines, i savait que ça existait mais il n'avait jamais étudié la question. Il devait donc prendre pour argent comptant les dires de la jeune femme.

Ah oui, la colchique, il avait mis un moment avant de trouver un moyen de couvrir suffisamment son goût. Mais ça avait vraiment valu la peine.

L'arrangement paraissait juste, en tous cas il ne révoltait pas Scipio qui le trouvait parfaitement acceptable. Seulement, il n'était pas en mesure de fournir une gamme vaste et complexe de poisons en ce moment. Il n'avait ni le matériel ni les installations nécessaires, juste quelques ustensiles de cuisine un peu usés qu'il avait mit de côté dans ce but. Il n'allait pas concocter des produits toxiques et mortels dans les mêmes outils qui lui servait pour préparer les repas de la taverne. Il était un alchimiste spécialisé dans les poisons, pas un empoisonneur. Surtout pas avec sa propre cuisine, ce serait du sabotage, du terrorisme !

Et en toute honnêteté il devait prévenir Leyceline de cette petite contrainte. Le soucis c'était de savoir communiquer une information aussi spécifique sans parler ou écrire. Après tout il n'avait aucune indication qu'elle sache lire ou écrire.

Eh ben… ça allait être drôle…

Il chercha un moment comment il pouvait s'y prendre pour que le message passe clairement et se heurta à un mur avec force. Bon, il allait falloir passer par l'écrit ou décliner…

Scipio tendit doucement son index vers la jeune femme un air interrogatif sur le visage, puis il mima le fait d'écrire dans le vide.
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