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Alaric Gryjoie | [Terminé]

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Message  Alaric Gryjoie | [Terminé]  par Alaric Gryjoie le Lun 1 Oct - 1:50

Rang social / Titre : Sorcier
Age : 28 ans
Métier : Ménéstrel
Fiche : Ici !
Situation familiale : Célibataire sans enfants
Nationalité : Alévien
Divinité favorite : Shaeeli
Alaric Gryjoie

Nom : Gryjoie
Prénom : Alaric
Surnom : Corneille, le Rossignol
Age : 28 ans
Groupe : Peuple
Nationalité : Alévien
Titres honorifiques : Sorcier
Profession : Ménestrel
Situation familiale : Célibataire sans enfants
Divinité favorite : Shaeeli


Psyché
Seul, au milieu d'une foule de gens, le ménestrel chantait, clamait des vers d'une voix angélique, un sourire jovial sur le visage, sourire qui ne reflétait en rien les tourments qui assénaient son âme.
Tourmenté, voilà bien le mot qui pouvait le mieux définir le musicien. Oh, d'autres s'y prêteraient peut être également, d'aucun pourrait le nommer « dément », si quiconque le connaissait réellement, mais la Corneille nierait farouchement, et en bloc, si viles accusations. Il n'était pas un aliéné, bien au contraire : il était, selon lui  – et de loin – la personne la plus lucide d'Alévia, assez lucide pour comprendre que tous ces jeux de pouvoirs, toutes ces messes basses ridicules, ces duels sans véritable honneur et ces bruits de couloirs futiles n'étaient que l'opium des nobles. Il se trouvait, bien étrangement, également assez lucide pour désirer grappiller quelques inspirations salvatrices de ce qui le tuerait forcément un jour ou l'autre : le pouvoir.

En réalité, et même si cela devait faire peine à l'entendre, il y avait deux bardes en un seul homme.

La Rossignol, Gryjoie, un homme dont les lèvres étaient constamment étirées en une expression amicale et avenante, cordiale même, un homme qui vous invitait à boire un verre, peu importait que vous étiez noble déchu ou manant, quelqu'un qui n'hésitait pas à charmer la ribaude – et le ribaud – de quelques notes mélodieuses ou d'un poème rapidement, mais dextrement écrit. Une personne énergique, appréciée et aimée, dont les talents d'écrivain et de compositeur n'avait d'égale que sa fougue de bretteur, dont l'estime, acquise auprès de la noblesse, n'avait de comparable que ses talents pour débusquer le moindre secret et en faire une sérénade pour une duchesse, une comtesse ou une baronne, une satyre réservée aux conduits auditifs de quelques élus, ou que pouvait il inventer pour faire rire, danser et pleurer ses mécènes et leurs compagnons. Conteur à ses heures perdues et puits intarissable de contes et de légendes, d'histoires et de mythes, il ne rechignait jamais à partager ses connaissances, et il n'y avait nulle entité sur cette Terre qu'il repousserait dès les premiers abords, tant il semblait attaché à sa douce liberté et prêt à tendre la main à quiconque en ressentirait le besoin.

Puis, il y avait la Corneille, Alaric, celui qui subsistait lorsqu'il retirait son masque enjoué. Quelqu'un de plus froid, de plus calculateur, de plus mauvais et  de plus secret, de plu solitaire, mais surtout, d'avide de vengeance, un anarchiste pleinement convaincu, pour qui la monarchie de droit divin est une vaste plaisanterie de très mauvais goût, lorsque les dieux restent silencieux aux suppliques de leurs fidèles. Ils laissaient les terres qu'ils avaient eux même créé courir à leurs pertes, se faire ravager et piller, leurs martyrs, se faire tuer, voler, mutiler, voir pis, et lui ne pouvait tolérer pareille injustice. Tout ce qu'il désirait, lui, était de renverser le système, et pour cela tous les moyens semblaient bons, la manipulation, l'adultère, les rumeurs mesquines, ou pis, les vérités dérangeantes, les complots dissimulés, rien ne l'arrêtait, il devenait un véritable agent au service du Chaos et de sa splendide, changeante et tumultueuse déesse, celle la même qu'il écoutait murmurer d'une oreille attentive, enrichit par la sagesse d'un fou.

Mais peut être que l'oiseau noir n'est pas qu'une persona qu'il enlève et laisse moisir une fois face à sa solitude. Il se surprend parfois à aimer éclater de rire à l'écoute d'une bonne plaisanterie, apprécier boire un verre avec quelques personnes qui le considèrent comme un ami, adorer partager le lit d'un amant ou d'une amante .. Il se surprend, bien des années après ce qui bouleversa sa vie à jamais, à jouir des plaisirs simples de la vie, à penser à autre chose qu'à sa vendetta cruelle contre le pays tout entier.

Ne marche t-il pas sur une corde raide, en se demandant de quel côté il allait tomber ? Deviendra t-il un diable dénué du moindre scrupule, ou un simple ère à la recherche de sa place dans le monde, place qu'il finira par trouver ? La réponse à cette question l'interroge autant qu'elle l'effraie.

Pour l'heure, il se doit de tirer son épingle du jeu.

Que le spectacle commence.
Artéfacts : Son artefact se trouve être un collier qui, une fois passé autour de son cou, le change en un animal, le plus souvent un oiseau pouvant passer inaperçu. Il favorise la forme d'une corneille.

Pour se transformer, il doit toutefois tenir dans sa paume une partie du corps de la créature dont il souhaite prendre l'apparence, que ce soit une plume, une touffe de poils, un crin ou une écaille.

Il ne peut malheureusement demeurer bien longtemps sous cette forme au risque de perdre le peu d'humanité qu'il parvint à conserver lorsqu'il se métamorphose, mais il s'en sert pour récolter quelques informations utiles pour l'intriguant qu'il est.
Physique : La Corneille est un homme de bonne taille, mesurant près d'un mètre quatre vingt, et de svelte carrure, la peau légèrement bronzée. Ses cheveux sont courts, bruns, souvent surmontés d'un couvre chef – qui portera bien son nom, dira t-il d'un air jovial – et ses yeux, vert absinthe, pétillent de malice lorsqu'il se met à Jouer, ou bien se trouvent être un puits à la noirceur sans fond lorsqu'il doit faire preuve de ses talents à l’épée. Son nez, droit, grec, trône au dessus de lèvres ourlées constamment étirées en un charmant sourire lorsqu'il fait face au peuple ou aux nobles.
Quelques marques viennent obscurcir le tableau, mais son visage reste miraculeusement épargné si ce n'est une très fine estafilade, pratiquement invisible sur l'une de ses joues légèrement creusée, près de ses pommettes, disons le, un peu saillantes. Bien heureusement, elle reste dissimulée par une barbe de quelques jours qui semble éternellement figée sur son faciès. Son cou, par contre, et le haut de son torse semblent avoir été la cible d'un félin en furie. Des égratignures et des balafres de toutes longueurs règnent sur la peau du barde, la plupart demeurent anciennes et cicatrisées, preuve qu'il a laissé une vie de violence derrière lui, mais pour combien de temps encore ?

Ses vêtements sont toujours choisis avec soin, après tout, les apparences sont son gagne pain pour l'heure, même si il serait plus sage de parler d'illusion et de fantasmes lorsque le barde se vêtit de ses atours les plus majestueux. Parfumé et habillé de soie, il semble parfaitement à sa place, là où il se doit d'être, mais il exhale, tout de même, une étrange aura de sauvagerie, quelque chose d'indomptable et d'indompté, aura qui attire autant qu'elle repousse. Après tout, que craint on d'un homme comme lui ? Il a toujours l'air doux et avenant, lorsqu'il se déplace, il sait se faire discret autant qu'il sait attirer l'attention, changeant, il n'en reste pas moins une agréable personne à avoir en sa compagnie.

Mais comme nous le disions plus tôt, pour combien de temps encore ?

Histoire

Mon histoire est banale, triste, certes, disons alors tristement banale.

Je suis né il y a de cela 28 hivers, à la lisière de la Foret noire, non loin de Verfutaie, dans un petit cabanon qui appartenait à ma mère, génitrice aimée dont je ne me souviens ni du nom, ni du visage, bien malheureusement. J'avais pourtant souvenir de son toucher, doux, sur ma peau, de ses caresses, de ses tendresses, de ses baumes oh combien efficaces, et de quelques personnes qui partageaient sa vie et s'occupaient parfois de moi. Les seules autres réminiscences de cette époque lointaine furent une enfance heureuse de bambin adoré, une bonne instruction aux arts, aux lettres, et à l'herboristerie, et un collier, breloque insignifiante qui aura pourtant toute son importance par la suite.

Je vécus heureux, aussi heureux qu'un jeune garçon peut l'être, et ce, une bonne partie de ma vie, quinze longues années à profiter du puits de savoir que représentait celle qui m'avait donné la vie. Le Verbe n'eut bientôt plus aucun secret pour moi, la Rhétorique et l'art de l'Ecrit non plus, elle y excellait, sans que je ne susse vraiment par quel miracle. Elle avait un esprit aussi acéré que l'épée de bien des templiers, mais le maniait avec bien plus de fougue et de passion. L'un de ses amants occasionnel, grand vétéran, m'apprit bien vite à maîtriser les lames .. J'avais tout pour devenir un homme respectable et respecté, peut être même un chevalier. Être adoubé, un doux rêve d'enfant.

Comme mon paternel, peut être ? Elle ne m'avait jamais parlé de mon père, jamais, je craignais que ce soit une crapule, ou l'un de ses amants qui ne m'avait pas reconnu et s'était enfuit. Je m'en fichais à vrai dire, j'aimais à le penser chevalier errant en vadrouille aux quatre coins du royaume, à faire régner la Justice.
C'est le bonheur, qui, lui, régnait, dans ma vie ainsi, je n'avais  alors nul besoin de présence paternelle.

J'étais cultivé, un enfant intelligent, gentil comme tout, un petit être céleste .. Mais le passé peut parfois avoir un goût bien amer. Je me rappelle encore de ce jour, il est gravé dans ma mémoire, au fer rouge, mon esprit était marqué comme l'était le bétail.

Il débutait pourtant comme n'importe quelle autre journée, j'étais sorti chercher du petit bois pour nous réchauffer une fois la lune haute dans le ciel, je m'y égarais de longues heures, perfectionniste à la recherche du meilleur matériel pour nous préserver du froid avant de retrouver  le chemin du retour. Ce n'est qu'à quelques pas de ma demeure, à travers les quelques arbres parsemés, que je sentis l'âcre odeur de la fumée envahir mes narines et me tétaniser sur place. Je frémis, en plein été, et leva les yeux au ciel pour apercevoir, au travers de la prison végétale que formaient les feuillages, des volutes noirâtres qui s’enlevaient vers le ciel, tendant leurs bras informes vers les dieux. Mon sang ne fit qu'un tour et je me précipitais chez moi pour devenir le spectateur terrifié d'une scène d'horreur. Des inquisiteurs encerclaient ma maison, mon chez moi en proie aux flammes, et de l’intérieur résonnaient les cris de douleurs de ma chère, tendre maman.

J'aurais voulu bouger, j'aurais voulu faire quelque chose,  je fus pourtant impuissant, incapable de me mouvoir, je croyais à un cauchemar, mais c'était terriblement réel .. Et plus rien ne me semblait être la réalité après cette tragédie.

Mon dernier souvenir de cette époque se trouva être le regard bleu, vide et froid d'un inquisiteur, avant que tout n'appartienne au Néant.


C'est l'un des amants de ma mère qui me ramassa, Henry, un ancien chevalier devenu mercenaire. J'aurais pu trouver pire comme ersatz de substitut parental. Un homme bon, mais porté sur la bouteille. Enfin, de quoi pouvais je me plaindre ? Lui et ses hommes m’accueillirent bien vite parmi les leurs, et me firent une place de choix. De jeune guérisseur, chargé de soigner leurs balafres, je devins rapidement un homme de terrain, sabre au clair, prêt à frapper de malemort mes adversaires. J'avais fait preuve de mes talents à plusieurs reprises, sans avoir la grâce et la fougue d'un maître épéiste, je savais rendre plus de coups que l'on pouvait m'en donner.

J'ai voyagé de longues années en leur compagnie, la vie de bohème n'était pas si mal, j'aurais pu m'y habituer si je n'étais hanté, durant près de deux lustres, par une seule, unique question, qui tenait en un seul mot et deux syllabes.

« Pourquoi ? »

Pourquoi ma mère avait connu si triste châtiment ? Pourquoi l'avoir si lâchement assassinée ?
Je ne pouvais pas vivre en l’absence de réponse, c'était trop dur .. pratiquement impossible.

Alors un beau jour je m'enfuis et parvins à la capitale, me fis homme du monde, un jour, à la recherche de quoi que ce soit pouvant m'aiguiller dans ma quête de vérité. Mais nul ne connaissait celle dont j'étais le fruit des entrailles, à croire qu'elle n'avait jamais existé. Pis, l'on me refusait toute audience avec l'organisation inquisitrice, arguant que mon sang n'était pas assez noble, ma lignée, pas assez pure.

Je n'ai onques connu rage aussi féroce qu'enfermé dans cette cité close, dans ce microcosme grouillant, véritable fourmilière dans laquelle je ne me sentais pas encore à ma place.

Je n'étais qu'un sinistre inconnu, mais j'appris à parler aux bonnes personnes, à avoir les bons amis, et très bientôt, après moult pérégrinations et après avoir tiré quelques fils sur la toile que je tissais, je le revis, lui.

Je n'avais jamais oublié ce regard froid, glacial, pis qu'un lac gelé en hiver. Je n'aurais jamais pu l'oublier, malgré tous mes efforts.

Dans le plus grand des secrets, je devins une connaissance, puis de connaissance je devins un ami, un ami très proche. Cela me prit des mois, sa carapace n'était guère des plus facile à briser, mais cet exercice m'apprit une leçon que ni celle qui me porta en elle, ni ceux qui partageaient ses soirs, ne purent m'apprendre.

Tout homme est corruptible.

Un beau jour d'été, je lui donnais rendez vous, loin de la ville, loin de tout, dans un moulin abandonné, qui se servait du courant d'une rivière. J'avais quelque chose d'important à lui dire, important, le mot était bien faible.

Quelque chose en moi se brisa, et je fis ce que, jamais, je n'aurais cru faire un jour. M'entaillant le bras sur la longueur en murmurant des psaumes infernaux, j'invoquais la déesse, une tout première fois, réclamant vengeance, vengeance contre l'inquisition, vengeance contre Alévia toute entière.

Il vint me voir, sans son armure, en tenue de lin, persuadé de banales retrouvailles entre amis. Il n'aurait su être plus eloigné de la vérité, c'était un ennemi que j'étais venu abattre.

Je voulais des réponses, mais en le voyant ainsi, face à moi, sans défense, une case sombre en mon être se brisa. Pris par une rage folle et païenne, je l'ai poignardé, plusieurs fois, consumé par la folie, je dédiais cette mort a Shaeelie, la déesse du changement. Car ma mère n'était seule, combien de boucs émissaires défunts par la faute de dieux impuissants ? Par des inquisiteurs incapables de reconnaître leurs erreurs ? Beaucoup trop.

Le corps ensanglanté, déchiqueté, chut vers la rivière, transporté au loin, et j'étais couvert de fluide écarlate.

Ahanant une prière à mi voix, je remarquais à peine le collier que je portais toujours autour du cou s'illuminer d'une sombre lueur avant de disparaître, remplacé par un présent qui lui ressemblait, tout en portant une étrange empreinte, celle de la déesse honnie qui murmura à mon oreille que j'étais la bienvenue parmi les siens.

L'ombre d'un sourire vint poindre sur mes lèvres, et je retenus un rire, j'étais maudis, maudis par les dieux, un apostat ayant lui même choisi sa destinée .. Et cela ne me faisait plus rien.

Nul ne me soupçonna pour ce meurtre, et des années plus tard, je trouvais enfin ma place en ce monde, en cette capitale. Mon artefact, mieux dissimulé que jamais, appartenait au passé, tout comme cette mort, tout comme tous les macchabées que j'avais semé dans ma longue carrière d'épée à louer. Désormais, j'étais un intriguant comme un autre, attentif à atteindre les hautes strates du pouvoir, chuchotant à l'oreille des puissants contes et secrets, billevesées et complots. Espion barde, ménestrel meurtrier, courtisan au charme certain, mais surtout discret semeur de discorde … voilà quel était mon rôle.

Pour le moment.



Sur vous
Quelques mots sur vous ? J'ai longuement hésité, mais eh, mieux vaut tard que jamais
Votre âge IRL : 21 ans
Comment avez-vous trouver le forum ? Par la fondatrice, et un peu par Hasard
Des suggestions/remarques ? Aucune pour le moment
Crédit de l'avatar : Cantarella par Bryan Sola


Influence de base








TypeTotalRéputationConcretExplications et justifications
Diplomatique40
20
20
Il jouit d'une bonne réputation auprès de quelques nobles, mais ses alliances importantes se comptent sur le doigt d'un main. Il sait, en revanche, faire bon usage de ses oreilles qu'il laisse traîner dès qu'il le peut.
Économique10
5
5
Il vit au jour le jour, autant qu'il le puisse, et cela se sait.
Culturelle et religieuse70
10
60
C'est un barde et conteur de talent qui n'a su attirer, pour l'heure, l'attention que de quelques mécènes.
Martiale50
0
50
C'est un excellent bretteur, avec de l’expérience derrière lui, mais personne, ou presque, n'est au courant de ses faits d'armes
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Message  Re: Alaric Gryjoie | [Terminé]  par Les Dieux le Jeu 4 Oct - 16:31
Admin

Coterie : Texte
Rang social / Titre : Dieu tout puissant
Métier : Déité
Divinité favorite : Nous
Félicitation Alaric, ta fiche est validée. Ton style est toujours aussi particulier et riche, c'est un plaisir! Tu peux dès maintenant aller faire une demande de RP (n'oublie pas que tu dois les signaler quand ils sont terminés) et une demande de lieu si cela est nécessaire. Je t'invite également à créer dès maintenant ton journal de bord pour garder une trace de tes aventures!
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