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Duché d'Harcourt

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Le Scribe Eternel
Message  Duché d'Harcourt  par Le Scribe Eternel le Ven 28 Déc - 1:25
Coterie : La Bibliothèque de Khel
Rang social / Titre : [Esprit Immortel)
Age : Le Temps dans la bibliothèque de Khel n'a pas de sens.
Métier : Scribe



Duché d'Harcourt

Le responsable de la coterie : Constance d'Harcourt
Nom de votre coterie : Duché d'Harcourt
Type de coterie : Famille
Si c'est un territoire noble : 28 - Duché d'Harcourt

Blason :

Duché d'Harcourt 18122606065798848
De sable au chevron d’argent, accompagné de trois fleurs-de-lis du même.


Votre spécialité : Le duché d'Harcourt est un territoire connu pour sa ferveur religieuse et la valeur de ses chevaliers. L'économie du duché est basée principalement sur l'exploitation et l'exportation du minerai issu du Sud de la chaîne des Trois-Pics. La majeure partie du territoire étant occupé par les montagnes, la densité de peuplement est assez faible.

Vassaux : Aucun pour le moment

Description complète



An de grâce 343 : La guerre ravage le Royaume depuis plus de trente ans.


La guerre ravage le Royaume depuis plus de trente ans. A l'Ouest, les barbares jordhiens dévastent la côte, pillent les monastères et rasent des villages entiers. Au Nord, les kahadaris ont à nouveau formé une grande horde et se préparent à franchir l'échine d'Orion. Au Sud, les shaïms ont débarqué et se rapprochent dangereusement du coeur du royaume.

En Octobre de la même année, après avoir formellement reçu la soumission des peuples de l'Ouest, déjà épuisés par des années de lutte avec les jordhiens, et leur avoir fait promettre de vouer à Shaaris le même culte qu'aux trois divinités, les shaïms franchissent la chaîne des trois pics dans le but de s'emparer du centre du pays. Rendus excessivement confiants par leurs récentes victoires, ainsi que par l'apparente incapacité des aléviens à rassembler une force capable de s'opposer à la leur, ils progressent dans les montagnes sans prendre la peine d'envoyer des éclaireurs reconnaitre le terrain.

Alors que le gros de leur armée entreprend de franchir un étroit défilé - bordé d'une part par les côtes escarpées de la montagne, et de l'autre par un profond précipice - les shaïms tombent dans une embuscade tendue par plusieurs centaines de guerriers des montagnes, rassemblés autour d'un chevalier issu de la petite noblesse locale. Pris par surprise, alourdis par leur bagage et leur butin, les shaïms paniquent et ne tardent pas à briser les rangs. Quand le général à la tête de l'expédition, Ab'Mustazhir, est tué alors qu'il tentait de rallier ses troupes, la bataille tourne au massacre. Des milliers d'hommes et de chevaux sont précipités dans l'abîme.

La nuit tombée, l'armée shaïm parvient à grand-peine à s'extraire du défilé. Elle entreprend alors de regagner ses bases dans l'Ouest du pays, harcelé par les montagnards qui profitent de leur connaissance du terrain pour lancer des attaques éclairs avant de disparaître. Elle abandonne derrière soi le corps de son général, des dizaines d'étendards, et le butin qu'elle avait amassé au cours de longues années de conquête et de pillage.

Le chevalier à la tête de l'armée victorieuse déclare que l'attachement des shaïms aux richesses matérielles les a aveuglés et menés à la défaite. D'après lui, c'est également l'attirance pour les biens matériels qui les conduit à vénérer Shaaris et les pousse à la débauche, à l'égarement et à l'hubris. Sa première décision est de faire jeter l'or et les joyaux dans l'abîme. Sa seconde est de faire enterrer Ab'Mustazhir avec tous les honneurs dus à un ennemi vaincus.

Cet homme se nomme Errand d'Harcourt. Il ne le sait pas encore, mais il est le premier d'une longue lignée de ducs. La bataille qu'il vient de remporter restera gravée dans l'histoire sous le nom de Bataille des Trois Pics, bien que les shaïms s'y réfèrent plus volontiers sous le nom de Bataille du Défilé des Martyrs. Pour célébrer cette victoire, Errand fait construire un temple au sommet de la montagne qui surplombe le champ de bataille. La rumeur raconte que tant que ce temple restera intact, la lignée des d'Harcourt perdurera.

Cependant, malgré cette victoire, les shaïms sont loin d'être vaincus. Ils tiennent encore le Sud du pays, ainsi qu'une bonne partie de l'Ouest. Il faudra attendre l'intervention de Sarin Mortecîme, qui après avoir écrasé la grande horde kahadari au Nord se tourne enfin vers le Sud, pour les chasser définitivement d'Alévia.

Après son couronnement, le nouveau Roi accorde à Errand - qu'on surnomme déjà "le Hardi" - le titre de Duc et lui donne pour fief la majeure partie de la chaîne des trois pics. En échange, Errand lui prête allégeance devant les dieux et promet solennellement qu'aucun d'Harcourt ne prendra jamais les armes contre un Mortecîme.


An de grâce 644 : Les d'Harcourt obtiennent le titre de Défenseurs de la Foi.


Alors que le Royaume connaît un âge d'or et que certains seigneurs n'hésitent pas à recourir à la force pour agrandir leur territoire aux dépens des kahadaris au Nord et des shaïms à l'Est et au Sud, les d'Harcourt restent à l'écart du conflit et ne combattent que les rares fois où le Roi décide de convoquer l'Ost.

Les ducs préfèrent consacrer leur temps et leur énergie à faire rayonner la lumière de la vraie foi sur leur domaine. Celui-ci se couvre de temples, de monastères et de lieux de culte. On décide de construire les plus extraordinaires d'entre-eux sur les hauts sommets de la chaine des trois pics, afin de rapprocher les fidèles du ciel et donc - par extension - des Dieux. C'est une véritable « course vers le ciel » qui débute alors, avec la construction d'édifices toujours plus audacieux : de hautes tours sur de hauts pics, bâtiments élégants et élancés, dentelle faite non pas de soie, mais de pierre blanche.

La construction de tels édifice se révèle évidemment périlleuse et de nombreux accidents surviennent. Cependant, la ferveur religieuse ne s'en trouve pas émoussée. Au contraire : la difficulté pousse les fidèles à redoubler d'efforts, car se rapprocher des dieux est considéré comme une tâche ardue à laquelle il faut consacrer toute sa sueur.

En l'an 550, sur l'un des plus hauts sommets de la chaîne des Trois-Pics, près de la source de la Sarde, débute la construction d'un Temple destiné à surpasser tous les autres par sa grâce et sa beauté : la Source des Murmures.

La construction est ponctuée par d'incessants problèmes : éboulements, changements d'architecte, difficultés pour acheminer les matériaux, difficultés pour trouver les financements nécessaires. Elle dure plus de quatre-vingts dix ans et vide les caisses du duché. Toutefois, le résultat est à la hauteur des efforts consentis.

En l'an 641, le Temple est enfin achevé. Le Diacre de Khel, divinité auquel le lieu a été dédié, décide de se rendre sur place et de présider à la première cérémonie religieuse qui s'y tient. C'est le coup de foudre : séduit par la beauté de l'édifice, le Diacre demande officiellement au Duc Enguerrand II la permission de s'y installer et d'en faire le coeur du culte de Khel. On raconte qu'Enguerrand répondit au Diacre que celui-ci n'avait pas besoin de demander sa permission, car le Temple avait beau avoir été construit sur ses terres, il appartenait à Khel et non à lui.

En échange de ce don et en considération des efforts consentis par les d'Harcourt pour le rayonnement de la foi, le Diacre de Khel demanda - et reçut - de l'Archidiacre la permission d'octroyer à la lignée du Duc le titre honorifique de « Défenseurs de la Foi ».


An de grâce 874 : Sarin V trouve la mort.


Robert VI est l'un des seuls Grands du Royaume - avec Alcaris de Valravenne - à soutenir Saros II et à refuser catégoriquement que la dynastie Mortecîme soit déposée. Quand la décision est prise d'accorder le trône à Maël Coeurvaillant, le Duc entre dans une colère noire et insulte le reste des Grands en pleine séance du Conseil, les accusant de traîtrise et de déloyauté. Il quitte la capitale en toute hâte, regagne son fief et se met en relation avec les nobles restés fidèles aux Mortecîmes. Moins d'un mois plus tard, il convoque le ban et l'arrière-ban de son duché et hisse la bannière de la rébellion.

L'aventure est de courte durée. A la Bataille des Grandes Plaines, l'armée ducale est écrasée par celle de Maël Coeurvaillant. Robert refuse d'accepter la défaite et trouve la mort à la tête de ses troupes. Son fils, Raymond, qui n'a alors que sept ans, hérite du duché. Il est forcé par ses vassaux de se rendre à la capitale pour prévenir la menace d'une invasion en règle de son territoire.

Après plusieurs semaines de délibérations, Maël Coeurvaillant décide de faire preuve de clémence et choisit de ne pas priver Raymond de ses titres, arguant que les crimes du père ne sauraient rejaillir sur le fils. Le duché d'Harcourt est cependant amputé d'une bonne partie du Nord de son territoire et se voit forcé de payer de lourdes réparations aux vainqueurs.

Après avoir prêté un hommage-lige à Maël Coeurvaillant, Raymond est autorisé à regagner son fief.


An de grâce 1020 : Verfutaie est purgée par les flammes.


Malgré les liens étroits qu'entretenaient les Métiviers avec les d'Harcourt, Enguerrand IV accepte d'aider l'inquisition à envahir leur territoire lorsque l'hérésie s'y déclare. Les combats sont courts mais violents, et Enguerrand est choqué par la brutalité avec laquelle l'inquisition administre les territoires conquis. La rupture est consommée lorsque, au cour de la prise de Verfutaie, les inquisiteurs censés défendre les valeurs de la foi se livrent à des exactions abominables contre la population civile. Le Duc désavoue alors l'expédition et regagne précipitamment ses terres. Dans une lettre écrite à l'intention du Roi Herne, il va même jusqu'à accuser l'inquisition d'hérésie.

Les relations déjà exécrables que le duché entretient avec l'inquisition se détériorent encore lorsqu'une femme accusée de sorcellerie est condamnée au bûcher sans que les inquisiteurs responsables du procès se soient référés à la justice du Duc. Celui-ci entre dans une colère digne de son ancêtre Robert VI, et proclame un édit chassant l'inquisition de ses terres.

En outre, il prend aussi la décision de bannir de ses terres son frère cadet, Richard, qui avait été l'un des seuls chevaliers de son armée à se livrer aux mêmes exactions que l'inquisition lors du sac de Verfutaie.


An de grâce 1037 : Constance Ier devient Duc.


Epuisé et rongé par la culpabilité, Enguerrand IV meurt de maladie en l'an de grâce 1037. Son jeune fils, Constance, prend la tête du duché.




Influence

Total d'influence disponible : 170

- Bastion de la Foi : 80% Le Duché d'Harcourt est une terre où la foi prime sur toute autre considération, et ce depuis l'exploit légendaire d'Errand Ier, qui repoussa les envahisseurs shaïms et préserva le territoire de la souillure de Shaaris. On trouve dans le Duché la plus grande concentration d'églises et de lieux saints de tout le Royaume d'Alévia. En outre, le Duché fournit régulièrement des hommes à l'ordre des templiers. Entrer en armes sur ce territoire, avec l'intention d'y apporter la guerre, est presque considéré comme un sacrilège.

- Le Sang et l'Honneur : 80% Les chevaliers issus du duché d'Harcourt sont considérés comme particulièrement pieux et respectueux des vertus traditionnelles attachés à la chevalerie. S'ils ne sont pas aussi expérimentés que les Chevaliers Noirs, auxquels ils sont souvent comparés en raison de la similitude du blason du Duché de Pierrenoir avec celui du Duché d'Harcourt, leur ferveur religieuse - qui confine au fanatisme - en fait une force redoutable sur le champ de bataille.

- Vieille Noblesse : 40% Les d'Harcourt ont fondé le duché et celui-ci porte leur nom. Tant que le monastère construit par Errand Ier sur le site de la Bataille des Trois-Pics tiendra debout, la légende raconte que la lignée des d'Harcourt perdurera. Pour la plupart de leurs vassaux, il serait impensable de voir une personne n'ayant pas leur sang sur le trône ducal.

- Guilde des Forgerons : 30% Les montagnes au Sud de la chaîne des Trois-Pics sont riches en minerai de fer. Depuis plusieurs siècles, ces ressources sont exploitées dans seulement deux optiques : l'exportation et la guerre. Les marchands ne sont pas bien vus dans le duché d'Harcourt où tout ce qui touche à l'argent revêt un caractère négatif. Les artisans forgerons, cependant, qui dédient leur art à la fabrication d'épées, d'armures, de mors et de heaumes ont tout le respect de la noblesse locale.

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Le Scribe Éternel:
J'ai passé toute ma vie mortel à écrire l'histoire de ce monde, tant et si bien qu'un jour j'en suis arrivé à la fin. J'étais déjà un vieil homme en ce temps là, mais je fut saisit d'horreur devant la profondeur du vide qui m'envahissait. Il n'y avait plus de chronique à rédiger, plus de fait à relater et je serais mort bien avant que l'histoire ne s'achève. Mais Khel prit en pitié le vieil érudit que j'étais et quand mon histoire fut achevé il ramassa ma vie et dans son royaume de rayonnages infini il me fit une place. Je suis le scribe éternel, qui par la gloire de Khel écrira l'histoire jusqu'a la fin des temps.

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